Four banal

Case postale 8

CH-1973 Nax / Mont-Noble

four-banal-nax.ch 

Photographie : Susan Manuel et Serge Zoutter 

Réalisation : Nax-in-the-Sky 

Hébergement :  Infomaniak 

Les banalités sont, dans le système féodal français, des installations techniques que le seigneur est dans l'obligation d'entretenir et de mettre à disposition de tout habitant de la seigneurie. En contrepartie, les habitants de cette seigneurie ne peuvent utiliser que ces installations seigneuriales, pour un prix qui est fixé par le seigneur. Ce sont des services publics.

Les principales banalités sont :

le four banal (taxé par le fournage) ;
le moulin banal ;
le pressoir banal ;
le marché aux vins.
Les installations banales (fours à pain, moulins, pressoirs) ne doivent pas être confondues avec des installations communautaires, qui étaient beaucoup plus courantes et dont la gestion revenait à la collectivité.  (source : Wikipedia)

Le four banal 

Pourquoi dit-on un four banal ? 

 

Au Moyen-Âge, les grands seigneurs possédaient des terres que l’on appelait « bans ». Sur ses terres, le seigneur possédait des moulins à grains, des fours qui étaient à disposition des petits paysans.

Pour pouvoir utiliser ces installations communes, on devait payer une taxe, un impôt au seigneur.

 

C’est pourquoi on a gardé le nom de « four banal » pour ces fours qui appartenaient à la communauté villageoise et que chaque famille pouvait utiliser.

 

Le four banal 

 

Le four en pierre se trouve sous un toit à deux pans qui se prolongent largement devant le four afin de protéger le fournier et son matériel.

Une pièce attenante, appelée la chambre à pains, était le lieu de confection de la pâte. Souvent agrémentée d’un pierre ollaire, il devait y faire très chaud afin d’obtenir une bonne fermentation.

L’intérieur du four à proprement dit, consiste en une grande voûte faite de pierres réfractaires assemblées soigneusement et sans la moindre fissure.

Pendant la phase de chauffage, le bois est déposé sur le fond du four et brûle jusqu’à une température suffisante (il faut que la pierre soit blanche).

Lorsque le four est chaud, on en sort les braises à l’aide d’un racloir. On nettoie le four avec un écouvillon (longue perche au bout de laquelle est fixé un torchon humide).

Puis, on enfourne les pains avec la pelle à pain. Dans certains fours, il est possible de faire cuire jusqu’ä 70 pains.

 

 

Les banalités